Propulsez votre leadership – Récit 1

Publié le 27 octobre 2021

Vous êtes très nombreux à suivre mon entrainement pour l’Aconcagua, plus haut sommet d’Amérique (6962 m d’altitude) que je tenterai d’atteindre en janvier 2022.

Ensemble, nous avons arpenté les plus hauts sommets de l’Atlas et foulé les plus beaux chemins des cités impériales.
Vous pensiez avoir tout vu ? Moi aussi !
Dans ce court récit qui retrace mon 1er trail, je vous promets des sensations vertigineuses.
Découvrez comment la passion peut devenir une force exceptionnelle pour propulser votre leadership !

#Shaping Leaders

“THERE IS NO PASSION TO BE FOUND PLAYING SMALL SETTING FOR A LIFE THAT IS LESS THAN THE ONE YOU ARE CAPABLE OF LIVING”
Nelson MANDELA

Le weekend dernier, j’ai découvert mon MBA sportif qui regroupe plusieurs disciplines comme la course à pied et la randonnée. Plus long qu’un semi-marathon, plus rapide qu’une randonnée, un dénivelé de plus de 1400m, mon MBA ou plutôt mon trail de 29 km s’est déroulé à Amizmiz.
C’est une petite ville de 21000 habitants située au pied de l’Atlas (1148m d’altitude), à peine à 55km au Sud-Ouest de Marrakech.

Au cours de ma carrière, j’ai appris que les opportunités ne se réduisent pas à un stock qui attend d’être liquidé. Non ! Nous créons nous-mêmes de nouvelles opportunités et construisons notre carrière.
Bien évidemment, l’audace, le courage et la ténacité sont des facteurs déterminants de réussite.
En leadership, nous recommandons à nos équipes : « Challenge the Process ».
Remettons en cause l’existant ! Allons chercher quelque chose de transformant.
Prenons de la hauteur et sortons de cette zone de confort.
Dans un plan de carrière, cela pourrait bien être un MBA par exemple.
ESCA, Ecole de Management, en partenariat avec HEC Liège propose à chaque responsable de transformer son potentiel, de développer son leadership et de renforcer sa capacité de décision.

“KNOWING IS NOT ENOUGH; WE MUST APPLY. WISHING IS NOT ENOUGH; WE MUST DO.”
Johann Wolfgang Von Goethe

SAMEDI 16 OCTOBRE 2O21

Dès notre arrivée dans la ville ocre, Anas et moi avons récupéré notre dossard, respectivement le 161 et 160. Un dossard n’est pas qu’un simple numéro. C’est un défi à relever, une source d’adrénaline. Quasi instantanément, une magie s’était opérée : notre esprit quittait la ville ocre pour gagner en hauteur, se nourrir d’un air pur, et courir pour mieux vivre

DIMANCHE 17 OCTOBRE 2O21

Après un réveil express à 05h45, nous étions partis à la recherche des rares gargotes qui servaient des petits déjeuners à des heures impossibles.
Heureusement pour nos estomacs, nous avons trouvé tout près de la gare, un café-restaurant qui servait déjà des clients ou plutôt des affamés. Leur (petit) déjeuner se composait exclusivement de pieds de veau.
J’imagine d’ores et déjà vos grimaces en lisant cet extrait mais je vous promets qu’ils étaient bien humains.

Il m’est difficile d’exprimer le karma qui régnait sur place ; c’était comme si deux énergies se croisaient sans mot dire ; il y avait ceux qui après avoir vécu une nuit de folie, devaient recharger leur batterie avant de rejoindre les bras de Morphée ;
Et il y avait ceux qui se préparaient à vivre une journée de folie à la montagne et dont le petit déjeuner se limitait à un filet d’huile d’olive, du miel et du pain.
Après avoir dépassés le Lac de Takerkourst, nous nous sommes présentés au point de rendez-vous, en plein cœur du village d’Amizmiz.
Les cris du speaker, la présence des héros de la veille qui avaient déjà effectué 66km, et l’agitation des organisateurs accentuaient les vibrations de l’énergie collective.

“WE WILL EITHER FIND A WAY OR MAKE ONE.”
Hannibal, Carthaginian General

Le top départ fut donné à 09h05. Nous avons rapidement quitté la ville en entamant une montée progressive pendant près de 30min avant de rejoindre les hauteurs d’Amizmiz. Au loin, les arbres fruitiers (grenadiers, noyers, oliviers) se courbaient comme pour mieux se protéger des morsures du soleil enragé.

Quelle belle surprise nous attendait à notre 1er ravitaillement (5km). Des enfants des villages voisins s’étaient réunis pour nous encourager. Craignaient-ils que les esprits de la forêt nous ralentissent ? Quand la difficulté de la chaleur avait disparu, c’était en réalité pour laisser place à la raideur de la pente. Des chemins abruptes, parsemés de troncs d’arbre couchés, limitaient notre progression tout en faisant augmenter notre rythme cardiaque.
A 10h, nous avions déjà parcouru 7km ; certes, l’allure était nettement inférieure à celle d’un marathon, mais l’important était de bien gérer la course et surtout les ravitaillements.
A l’instar des formations dispensées en Mastère Spé au sein de l’ESCA, Ecole de Management, le trail nous apprenait à coordonner nos actions (Supply Chain Management) et anticiper nos efforts ( Gestion prévisionnelle en RH).

En quittant la forêt, nous avons entamé une descente à toute allure ; nos foulées frôlaient les ravins, l’air chantait au creux de notre oreille et par moment, je mettais les bras en flèche. Je redevenais enfant, léger, et tout me semblait possible à nouveau.
Après cette courte euphorie, nous devions prendre de la hauteur. Le paysage était à couper le souffle. Nous embrassions du regard toute la vallée. Néanmoins, le soleil régnait sans partage. Son diktat avait dissuadé toute masse nuageuse de s’aventurer dans ses cieux.

“DO NOT JUDGE ME BY MY SUCCESSES,
JUDGE ME BY HOW MANY TIMES I FELL DOWN AND GOT BACK UP AGAIN”
NELSON MANDELA

Lorsque nous avons atteint le plus haut sommet de l’épreuve à 12h05, nous avons marqué une courte halte pour recharger nos gourdes et surtout notre moral.
En attaquant la seconde partie de l’épreuve, nos pas se faisaient plus grands.
Nous avons traversé un village improbable avant de suivre le cours asséché d’une rivière.

Chaque galet était une entorse embusquée.

“LIFE’S NOT ABOUT HOW HARD OF A HIT YOU
CAN GIVE…IT’S ABOUT HOW MANY YOU CAN TAKE, AND STILL KEEP MOVING FORWARD”
Rocky BALBOA

A 13h10, notre rythme s’était soudainement interrompu : les balises indiquaient le flanc de la colline.
En l’espace de quelques secondes, j’avais pris 60 ans. D’enfant, j’étais passé à centenaire.
Les crocs acérés du soleil, le changement de rythme et la nouvelle montée avaient fini par percer ma carcasse blindée. Dès les premières foulées sur ce chemin abrupte, les crampes étaient apparues.
Et voilà que je tentais de monter la pente comme un crabe. Hélas, mon cerveau avait eu lui aussi une crampe ; ma tête venait de faire un 360°.
Je titubais et je cherchais désespérément un endroit à l’ombre.
Allongé sur le sol frais, Anas qui a été d’un soutien exceptionnel, m’avait demandé :
– « Amine, j’appelle les secours » ?
Je me souviens lui avoir répondu :
– « Non, c’est nous les secours, on va aller jusqu’au bout ».
Après 20 min de repos et grâce à la solidarité des autres coureurs, nous avons repris notre ascension. Durant la montée, et à cause des douleurs musculaires, j’avais adopté cette fois-ci la démarche du varan. Peu importe le style, je voulais terminer la course coute que coute : sur les genoux ou sur les dents, je franchirai la ligne d’arrivée.
Dès que le terrain était redevenu plat, nous avons repris notre petite foulée.
Sur le chemin, des villageois nous avaient offert des oranges. A ce moment précis, nous avons eu le sentiment d’être des naufragés.

“COURAGE IS RESISTANCE TO FEAR, MASTERY OF FEAR – NOT ABSENCE OF FEAR”
Mark Twain

A 14h50, nous avons entendu au loin les cris du speaker. Le taux d’adrénaline avait bondi à nouveau. Je reprenais une démarche d’Homo sapiens et Anas, qui avait puisé dans ses réserves toute l’énergie et le courage nécessaire, se laissait littéralement porté par les houras des enfants.
Nous avons franchi la ligne d’arrivée après 05h et 55 min d’efforts.

Le bonheur, lorsqu’il jaillit de nos entrailles, lorsqu’il épouse notre raison d’être, lorsqu’il est partagé, est un bonheur intense, authentique, éternel.
Que nous soyons cadre, employé, étudiant, artiste ou retraité, fonctionnaire ou entrepreneur, nous sommes tous POTENTIEL.
Ce même potentiel n’a besoin que d’une clé pour se dévoiler : l’action
L’action n’a besoin que d’un facteur pour se débloquer : le courage
Alors, courage mes amis !

Amine BOUHASSANE
Président du Think Tank ICEM, Initiatives pour la Communauté Économique du Maghreb
DRH Heyme, assurances des jeunes à l’international
Passionate Leadership, Coach & formateur ESCA Ecole de Management
Cellulaire & whatsapp: + 212 6 61 28 40 28
E- Mail : [email protected]