Le contrôle interne, un pilier principal pour la bonne gestion des entreprises

Publié le 2 décembre 2022

Auteur : M. Mohamed BOUAMAMA

Auteur : M. Nidjanga Chonfoungo Coulibaly

« Le risque zéro n’existe pas ». Cette assertion fréquemment citée par bon nombre de personnes exprime clairement que du fait que nous soyons dans un monde imprévisible, il est difficile voire impossible de prédire clairement les évènements futurs. Qu’en est-il en entreprise ? Nous ne sommes sans savoir que toutes entreprises ont dans la majorité des cas un objectif financier. Pour parfaire cet objectif, l’entreprise se doit d’adopter certains réflexes notamment l’optimisation de ses procédures et la prémunition face aux risques éventuels ; en gros le contrôle interne.

A l’origine, le contrôle interne fut défini pour la première fois par Bertrand Fain et Victor Faure en ces mots : « Le contrôle interne consiste en une organisation rationnelle de la comptabilité et du service comptable visant à prévenir, tout au moins à découvrir sans retard, les erreurs et les fraudes».
Le contrôle interne peut être vu comme un dispositif facilitant et optimisant les processus en supprimant les procédures inutiles ou à faible valeur ajoutée, permettant ainsi de se prémunir des risques éventuels et fluidifiant l’atteinte des objectifs. Il apparaît donc comme un outil difficilement substituable lorsqu’on parle de l’atteinte des objectifs.

 

Le système de contrôle interne assure ainsi trois rôles essentiels au sein des entreprises. Tout d’abord, il assure un rôle d’optimisation. En effet, Il existe fréquemment des procédures « inutiles » ou superflues au sein de plusieurs entreprises. S’il est bon de mettre en place des procédures efficaces, il est toutefois primordial de ne pas omettre le fait que mettre en place des procédures sans valeurs ajoutées complexifie le processus, participe à sa rigidité et consomme des ressources supplémentaires. Le contrôle interne s’illustre alors comme un élément qui vient simplifier les méthodes en vue de fluidifier le processus. Ensuite, le tout n’est pas uniquement de mettre sur pied des procédures efficace. Veiller à leur application peut s’avérer tout aussi important voir plus. C’est en ce sens que le contrôle interne arbore aussi cette casquette d’assurance en veillant à ce que chacun fasse ce qui lui est dédié dans le manuel de procédures pour ne pas handicaper le processus dans son entièreté. Puis enfin, le contrôle interne a un rôle anticipateur car il permet de se couvrir d’éventuels risques (fraude, erreur…). D’ailleurs il faut souligner qu’aucune entreprise ne pourrait outrepasser la couverture contre les risques éventuels, sinon elle sombrerait dans une myopie décisionnelle.

Il convient de retenir au terme de cette rédaction que le système de contrôle interne est un dispositif indispensable à l’essor des entreprises en général. Entre deux entreprises concurrentes, il pourrait représenter un élément essentiel de différenciation. Toutefois sans pilotage efficace, l’action du contrôle interne serait inhibée.

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