Vous êtes ici : Accueil » Casablanca » Patrimoine culturel

Le Patrimoine Culturel de Casablanca

  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  - 1
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  - 2
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  -  3
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  -  4
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  - 5
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  - 6
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  -  7
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  -  8
  • ESCA école de management - Le Patrimoine Culturel de Casablanca  - 9

Fondée au VIIe siècle par les Beghouatas, une tribu berbère réfractaire à l’Islam orthodoxe (les Belghouatas se référaient à un Coran en berbère et non en arabe), le hameau d’Anfa (qui signifie « la colline ») abritait un port florissant avant que les Portugais, excédés par les trafics, ne s’en emparent en 1468.

Il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour que la ville connaisse une nouvelle jeunesse sous l’impulsion du sultan Mohammed Ben Abdellah, soucieux de mettre en valeur le littoral atlantique marocain. Il la nomme ;  « Dar-el-Beïda », la « Maison Blanche », traduit ensuite par Casablanca en espagnol, et dote la ville de remparts, de bastions fortifiés (la Sqala), de mosquées et de hammams. Comme Mogador, mais à un échelle au départ plus modeste, Casablanca se destinait aux échanges internationaux. Elle a également servi de grenier, l’emplacement aujourd’hui appelé Mers Sultan abritant autrefois le grain royal.

Dès lors, la ville ne cesse de croître, mais elle ne connaît son véritable essor qu’au milieu du XIXe siècle, sous l’impulsion du commerce avec la France et l’Angleterre, qui obtinrent la création de consulats nationaux à Casablanca dans les années 1860.

En 1900, la petite Casa ne compte que 20 000 habitants, et c’est sous les directives du Maréchal Lyautey, nommé résident général dans le cadre du protectorat exercé par la France sur le Maroc depuis 1912, que la ville enregistre un boom sans précédent.

Missionné par la France, l’architecte Henri Prost dresse un plan d’urbanisme visant à discipliner Dar-El-Beïda et à lui donner l’allure d’une ville moderne, à l’image des villes européennes. Sur les larges avenues se greffent des bâtiments Art Déco. Les Français iront même jusqu’à réinventer une médina à leur image (l’actuel quartier des Habous).

Rendue légendaire par le film « Casablanca » (1942), la ville possède un patrimoine architectural moderne important, dû à la diversité architecturale qu’elle a connue pendant le XXe siècle, où elle était alors le laboratoire de la modernité d’une nouvelle génération d’architectes qui débarquaient directement des bancs de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.

Le port de Casablanca, considéré comme le premier port du Maroc à partir de 1920, devient également en 1925 la première escale des lignes aériennes Latécoère reliant Toulouse à Dakar. Port stratégique, la ville accueille la conférence de Casablanca (sommet anglo-américain) en 1943.

A partir de la fin de la seconde guerre mondiale, et à la suite du discours du sultan Mohammed V à Tanger, la ville se retrouve au cœur de la revendication nationale pour l’indépendance du Maroc. A partir de 1947, et surtout des années 1950, de nombreux troubles émaillent la vie casablancaise.

Après l’indépendance, la ville devient la locomotive du pays, et le symbole d’un Maroc moderne, dynamique et ouvert. Elle est une réelle croisée des chemins, et une plaque tournante nationale et internationale.

Casablanca

Maroc GMT

09:19

     

En savoir +

Loubna ASSABBAB
Head of International Relations


lassabbab@esca.ma